La réponse tonale ou le B-A-BA du post processing

Par • 25 août, 2009 • Catégorie: Comprendre la photo

Vous savez quelle est la différence entre une bonne vieille pellicule et votre capteur numérique ? Enfin mis à part qu’on a jamais vu un capteur numérique dans une boite cylindrique en plastique.

Et bien il s’agit (entre autre) de la courbe de réponse tonale.

Je vois d’ici de gros yeux qui s’ouvrent, qui s’écarquillent même.

En résumé la courbe de réponse tonale d’un support est la sensibilité de ce support au différents tons de la couleur considérée.

Si la courbe est affinée alors la réponse tonale est identique quelque soit la tonalité. C’est à dire que la justesse de la restitution est identique quelque soit la luminosité de la couleur. Ce cas idéal n’existe pas, par essence votre pellicule, votre capteur ou votre oeil d’ailleurs ont besoin de plus de lumière dans les faibles luminosités que dans les hautes luminosités. Les courbes sont représentées dans une échelle logarithmique pour que la représentation graphique se rapproche d’une fonction affine.

Bref tout cela pour dire que si vous voyez une courbe de réponse tonale sur une boite de pellicule vous verrez qu’elle est plus droite que logarithmique.

Alors maintenant pourquoi parler de la courbe de réponse tonale dans un article sur le B-A-BA du post processing en numérique ? Eh bien parce que justement jouer sur la courbe de réponse tonale est l’une des actions les plus aisée et les plus simples.

Elle s’effectue grâce aux outils de tone-mapping ou courbes de tonalités. Cette outil permet de modifier la réponse des tonalités d’une image et donc les renforcer ou les atténuer.

Mais j’en vois déjà qui dorment au fond alors passons aux exemples :

La courbe de sortie de capteur

La courbe de réponse à droite est une droite, aucune modification n’y a été apporté vous avez donc là la réponse de votre capteur.

Une courbe jouant sur des basses tonalités

Elle permet d’accentuer les tonalités sombres. On voit d’ailleurs sur l’image une accentuation du noir et un assombrissement du blanc.

Une courbe des hautes tonalités

Elle permet d’accentuer les tonalités claires. Elle montre le blanc plus blanc.

Une courbe en S inversée

Elle permet d’atténuer les clairs et les obscurs; elle aplatit les tonalités de l’image.

Une courbe en S

Elle permet d’accentuer les clairs et les sombres; elle permet de dynamiser les contrastes

Pour finir

L’outil de tone mapping présenté ici est celui de lightroom. Il en existe dans différent logiciel de retouche. Vous remarquerez que celui de lightroom ne permet pas toutes les extravagances de celui de photoshop, par exemple.

N’hésitez pas à utiliser cet outil dans votre processus de développement d’images; elle n’en seront que plus percutantes.

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  • http://www.bokeh.fr/membres.php?pmub=nicol@s nicol@s

    Quelques explications simples pour mieux apprendre à se servir de ce logiciel très complet, merci Nico ! Au passage, j’aime beaucoup le ton parsemé d’humour que tu emploies dans tes articles. ;o)

  • boucman

    Bon tuto, nico…

    en particulier les courbes « types »

    ça parait idiot mais j’avais encore jamais vu ça nul part.

    j’aime aussi beaucoup ton choix pour l’image d’exemple. c’est beaucoup plus parlant pour un débutant dans mon genre qu’une « vrai » photo